| Nom complet | Charbonnage d'Amercoeur |
|---|---|
| Localisation | Quartier d’Amercoeur, rive droite de la Meuse, Liège |
| Type d’exploitation | Petite houillère urbaine (bures, chevalement en bois) |
| Période d’activité | 18ᵉ – début 19ᵉ siècle (pré‑industriel) |
| Statut | Disparu avant la grande modernisation du bassin liégeois (avant ~1850) |
Le quartier d’Amercoeur, à Liège, est l’un des plus anciens secteurs urbains de la rive droite de la Meuse. Dès le 18ᵉ siècle, on y trouve de petites exploitations houillères, intégrées dans le tissu urbain, qui exploitent des veines peu profondes sous les maisons et les jardins.
Le charbonnage d’Amercoeur appartient à cette catégorie de petites houillères intra‑muros : quelques bures, un chevalement en bois, des bâtiments modestes, souvent confondus avec des dépendances ou des ateliers. L’exploitation reste artisanale, sans machine à vapeur importante, sans siège central distinct, et sans terril massif.
Comme beaucoup de charbonnages urbains de Liège‑ville, Amercoeur disparaît progressivement au début du 19ᵉ siècle, lorsque les grandes concessions périphériques (Seraing, Jemeppe, Ougrée, Cheratte, etc.) prennent le relais avec des puits plus profonds et des installations modernes. Le site d’Amercoeur est abandonné, les bures sont comblés ou réutilisés, et le quartier se densifie.
Aucune photographie connue ne représente directement le charbonnage d’Amercoeur : son existence est attestée par les archives et les plans anciens, mais il n’a jamais été modernisé ni équipé de chevalements métalliques. Il fait partie de ces charbonnages « disparus » de Liège‑ville, dont la mémoire subsiste uniquement dans les documents historiques.